Le partage d'une mini note de lecture inspirante, mais pas comme je l'aurais cru.
Une toute p’tite note de lecture consacrée à celle de « La Danseuse », publiée en 2023 et écrite par Patrick Modiano, prix Nobel de littérature 2014.
Je l’ai lue pour le titre, bien évidemment, puisque j’ai besoin de me plonger dans l’univers de la danse classique pour écrire ce que j’ai envie d’écrire (un roman dont le personnage principal est une ancienne danseuse classique). Peut-être que je me trompe, mais ça me paraît incontournable. J’aime parler la langue des mondes dans lesquels je fais évoluer mes personnages. Ce qui rend d'ailleurs le travail de documentation aussi passionnant que vertigineux…
Dans cet ouvrage, peu de choses au sujet de la danse classique. Il s’agit d’un récit qui traite de la mémoire et de ses méandres. De la manière dont un souvenir refait surface alors même que l’on ne souhaite pas nécessairement qu’il émerge de l’oubli.
L’histoire se tisse entre présent et passé, elle se conjugue à l’instant des souvenirs qui, mine de rien, se passent volontiers du temps qu’il fait. Dans la narration, tout est sur le même plan, sans être déplacé. Ce qui permet au lecteur de ne pas se perdre au gré de l’intuition et du raisonnement du narrateur. C’est là que réside le talent de l’auteur, selon moi : savoir rendre vivant quelque chose de son histoire pour que cela fasse sens dans l’ici et maintenant, et peut-être autrement.
Je ne sais pas si cette lecture me sera « utile » pour écrire. Ce n’est pas nécessairement dans cet intérêt que je lis. Je lis surtout par curiosité et j’adore apprendre. Cela dit, j’ai appris que pour écrire, il fallait aussi lire d’une manière ou d’une autre. Pas parce que c’est « bien », mais parce que c’est utile pour cultiver quelque chose de son propre monde.
Pas de coup de cœur pour ce livre que je n’ai pas su apprécier autrement que de la façon dont je viens de le décrire. Mais j’ai beaucoup apprécié la jolie petite fenêtre ouverte sur la façon de narrer une histoire et de rendre au passé toute son épaisseur.
À bientôt,
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